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« A la poursuite des fugitifs... des agents très spéciaux » |
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Découvrez le programme de l'émission « Reportages » un magazine de la rédaction de TF1 dirigé par Pascal Pinning et présenté par Claire Chazal ce samedi 28 janvier 2012 à 13h15. Livre d'occasion à 1 €, 2 € (Paris)
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Crédit Photo : © TF1 |
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A LA POURSUITE DES FUGITIFS... DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX
Une enquête de Thomas Lelong. Montage : Anne Marty (Tony Comiti Productions)
Exceptionnellement, REPORTAGES propose de suivre
un document d'une heure sur la vie quotidienne des enquêteurs de la BEDJ, la
Brigade d'Exécution des Décisions de Justice. Criminels, braqueurs, trafiquants
de drogues, délinquants sexuels... chaque année ces « chasseurs » de la Police
Judiciaire rattrapent en moyenne 1 400 condamnés en fuite qu'ils traquent au
quotidien. Six mois d'enquête aux côtés des policiers de la Brigade des Fugitifs
à la Préfecture de Police de Paris.
En face du Palais de Justice de Paris, le QG de la BEDJ. Ce matin, les policiers
écoutent les conversations entre deux hommes en fuite depuis six mois après une
condamnation pour une violente agression. Cédric et Richard, deux des
inspecteurs de la Brigade, se livrent à un repérage minutieux et discret des
lieux où vivraient les deux complices. Briefing à quelques heures de
l'interpellation avec les hommes de la Brigade de Recherche et d'Intervention
venus en renfort : « Il faut faire gaffe, ils
sont dangereux, ils risquent d'être armés. La femme de ce mec-là, il faut faire
attention, c'est une vraie tigresse. Il y a un gamin en bas âge. Il va y avoir
du sport ! ». A 5h30 du matin, tout le monde est prêt.
« On ne sait jamais ce qu'on va trouver derrière
la porte ». L'interpellation est musclée. Mais le premier homme ne résiste
pas. Dans un immeuble voisin, son complice finit par être arrêté à son tour
alors qu'il tentait à nouveau d'échapper à la police. Fin de cavale. Malgré
leurs tentatives de négociation auprès de la Procureure, ils vont, cette fois
ci, passer 27 mois derrière les barreaux.
La Brigade ne traque pas que les criminels. Les fugitifs n'ont parfois commis
qu'une simple infraction au code de la route.... Comme ce récidiviste, condamné
il y a 6 ans pour conduite sans permis. 600 euros d'amende ou la prison. Un
délit mineur pour un homme qui s'est depuis racheté « une conduite ». Faute de
pouvoir payer sa dette, l'homme passera un mois à la prison de Fresnes.
« Les gens sont déjà jugés. On n'est pas là pour
faire la justice. Nous on les interpelle. On les présente à la justice. C'est ça
notre boulot ».
Dans les affaires de stupéfiants, les trafiquants une fois condamnés, se
réfugient souvent à l'étranger. Les policiers sont à la poursuite d'un dealer de
cocaïne. Depuis sa condamnation à 4 ans de prison, l'homme est en cavale à
travers l'Europe mais vient d'être repéré dans un quartier de Paris. Après des
heures de planque, la brigade finit par interpeller un homme qui ressemble un
peu à la photographie du fichier. Il nie habilement mais est trahi par ses
empreintes. Le jeune homme va devoir exécuter sa peine dès le lendemain alors
qu'il avait prévu de se marier... En France, les fugitifs ne sont pas
sanctionnés pour avoir défié la justice.
André Bellaïche a, en son temps, préféré la fuite à la prison.
« C'est pas la prison qui est un cauchemar, c'est
de rêver que je suis en cavale ». En 1986, le cerveau présumé du Gang des
Postiches est arrêté après 12 ans de cavale et passe 8 ans derrière les
barreaux. Aujourd'hui, il apprécie la liberté, avec un grand L.
« Quand tu es en cavale, tu peux rien faire. T'es
orphelin de ton quartier, de ta vie. T'es un peu mort quelque part. Quand t'es
en cavale, t'as plus de famille, plus de maman, plus de frères, plus rien. Quand
on est en cavale et qu'on voit une voiture de flics, je peux vous dire qu'on a
mal au ventre. Tout peut s'arrêter d'une minute à l'autre. Aujourd'hui beaucoup
de condamnés à de petites peines se mettent en cavale. Ca fait peur. Tu pars
pour deux ans et, résultat des courses, tu prends 20 ans ».
Pour conserver maîtrise et sérénité en toutes circonstances, les policiers de la
BEDJ suivent un entraînement spécifique. Richard assure la formation au tir.
« A l'intérieur des appartements, quand les gens
se lèvent, ils sont en pyjama, en slip, pas réveillés. C'est petit. Nous, on
arrive à huit. C'est très confiné, donc, s'il se passe quelque chose, il faut
analyser pour pouvoir riposter dans un milieu restreint. » Comme tous les
policiers, Richard espère ne jamais avoir à faire feu sur quelqu'un mais le
danger est toujours présent et les intrusions sont parfois brutales chez des
gens qui ne sont pas toujours des criminels.
« C'est très violent. Vous vous imaginez, si on venait chez vous, demain matin,
comme ça ? On rentre carrément dans l'intimité. On ne s'habitue jamais à des
trucs comme ça, à la violence ».
Revoir le reportage : ICI
Communiqué de presse TF1 - 10 janvier 2012 - www.sondageonstv.com
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