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Génération
Reporters - France
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- Mercredi 22 juin 2011
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« Génération Reporters N°2 », le mercredi 22 juin 2011 à 22h55 sur France 3. Un magazine de la rédaction nationale. Rédaction en chef : Francine Raymond, Claire Sébastien. Conseiller artistique : Pascal Leibovici. Réalisation : Olivier d’Angély direction des magazines : Dominique Tierce, Jérôme Cathala, Reportages : Marie-Sophie Lacarrau, Emilie Quéno, Eric Cornet, Marc Dana, Christophe Guyomard, Mathieu Hauville, Alex Gohari, Nordine Tahar.
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Crédit photo - © France 3 |
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Juin, c’est la fin de l’année scolaire, le mois des examens, des concours… Bientôt, les lycéens, les étudiants sauront s’ils ont réussi à décrocher un diplôme. En France, nous avons le goût du diplôme. Sans aucun diplôme, c’est souvent le parcours du combattant… Mais certains arrivent très bien à s'en passer.
Comment font-ils pour réussir sans diplôme ?

Crédit photo - © France 3
L’équipe de Génération Reporters, est allée à leur rencontre.
Deux patrons sur trois sont autodidactes. Ils ont appris tout seul. Une bonne dose de motivation, de l'énergie à revendre… Ils foncent tête baissée. Certains construisent des empires. D’autres sont nés avec une souris d’ordinateur dans la main, ont toujours connu internet…Pour ces Digital natives, les autodidactes du 21ème siècle, un diplôme à quoi bon, cela pourrait leur faire perdre du temps. Mais quand on n'a vraiment pas de diplôme, il faut compenser. La clé de la réussite, se construire un réseau, avoir des appuis et un solide carnet d'adresses.
Le diplôme prestigieux rassure. Mais il ne rend pas toujours heureux. Parfois, il est encombrant. Alors, certains plaquent tout et recommencent à zéro.Autodidacte et fier de l'être
Jean-Claude Bourrelier, 65 ans a crée Bricorama en 1975 avec, à l'époque, un seul magasin dans le 13ème arrondissement de Paris. Titulaire d'un CAP charcuterie passé à 14 ans, il est aujourd'hui à la tête d'un empire de 4500 salariés (dont 2800 en France) et de 187 magasins à travers le monde (40% en région parisienne). La troisième enseigne de bricolage en France est dirigée par un… autodidacte très fier de l’être : « Un autodidacte ne pense pas, il agit »
Aujourd'hui, il met un point d'honneur à donner leur chance à des gens comme lui. 80 % des salariés de son groupe sont recrutés sans diplôme. L'avancement se fait au mérite.
Un carnet d’adresses en or
Pour réussir sans diplôme, il faut mettre le maximum de chances de son côté et se construire un réseau, la clé de la réussite. Stéphane Méterfi est devenu un expert en la matière.
Il a 39 ans, sans diplôme, originaire des quartiers populaires de Rouen. Après le meurtre de son frère, en 1990, il a décidé de s’investir pour sa cité, en créant une association, qui fait le lien entre la banlieue et le monde de l’entreprise et de la politique. Il pousse toutes les portes celles des patrons du Cac 40, des ministres, des stars… Il cultive son réseau tous les jours, avec beaucoup de méthode. Stéphane Méterfi est aujourd'hui producteur de cinéma et toujours un grand frère pour les jeunes de sa cité : « N’ai pas peur ce n’est pas parce que tu n’as pas de diplôme que tu n’as rien.. »
Emir kusturica et Stéphane Méterfi
Une idée d'ado qui rapporte gros
Aujourd'hui, les plus belles réussites d'autodidactes, on les trouve sur le net. Pour la première fois Maxime Valette le créateur de VDM a accepté qu'une équipe de télé le suive chez lui à Reims.
Viedemerde.fr, les ados y sont accrocs. C'est le 1er site de divertissement en France : 1 million et demi de connexions chaque jour.
Les jeunes vont y raconter les galères qui ont empoisonné leurs journées, ils vont aussi lire celles des autres. Le site séduit les publicitaires, adapté aux Usa, en Allemagne, en Turquie, Italie, Suède…et bientôt en Chine, au Japon et en Russie. Cet exploit, on le doit à un jeune homme de 22 ans. Plutôt discret, simple bachelier, Maxime Valette : « Nous, les autodidactes toute notre vie on révise des examens qu’on ne passera jamais… ».
Maxime Valette
Pâtissier sinon rien
Normalement, un diplôme prestigieux donne des certitudes et de l’assurance dans la vie. Mais, aujourd'hui, il n'est plus rare de voir des ingénieurs ou des cadres supérieurs abandonner la voie royale et tout recommencer à zéro.
A 33 ans, Lucas Troncy, le centralien veut devenir pâtissier. Son diplôme d’ingénieur des mines ne lui sert plus à rien, il devient même encombrant. Lucas a toujours rêvé de faire un métier manuel, il est revenu à l’école pour passer un CAP de pâtissier : « Pour la première fois, j’ai l’impression d’aller de l’avant et de faire quelque chose qui a un sens.. »
Lucas Troncy
Les galériens
Réussir sans diplôme, c'est possible… mais quand on sort de l'école avant l'heure, c'est souvent la galère.
L'an passé, 254 000 jeunes ont décroché du système scolaire avant le bac. Les jeunes d’Hirson que nous avons rencontrés en Picardie, une région particulièrement touchée par le chômage, en savent quelque chose. 30 % d'entre eux n'ont pas de travail parmi eux beaucoup ont quitté l’école sans diplôme. Pour Julien, 25 ans avec un niveau BEP et Aurore, 18 ans qui préparait à un bac pro vente mais s'est arrêtée à la 1ère, il est bien difficile de se sortir du chômage et de la précarité.
Communiqué de presse France 3 - 20 juin 2011 - www.sondageonstv.com
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