Des Racines & des Ailes  - France 3 - Mercredi 14 septembre 2011 à 20h35

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Découvrez l'émission « Des Racines & des Ailes » avec pour thème « Au fil de la Seine » ce Mercredi 14 septembre 2011 à 20h35 sur France 3.

 

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AU FIL DE LA SEINE

Pour son numéro de rentrée, et à la veille des Journées du Patrimoine, le magazine "Des Racines & des Ailes" vous propose une émission spéciale "Au fil de la Seine"… En effet, après avoir consacré des numéros au Rhône et à la Garonne, le magazine présenté par Louis Laforge installe ses caméras sur un bateau navigant sur la Seine : il vous entraine à la découverte de ce fleuve long de près de 800 kilomètres, de sa source en Côte d’Or jusqu’à son embouchure à Honfleur, en passant bien sûr par Paris, dont les rives sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce voyage au fil de l’eau est l’occasion de montrer les différents visages de ce fleuve chargé d’histoire, au poids économique en constante progression. Mais la Seine est également un lieu de villégiature, de loisirs et de fête pour des riverains amoureux de ce décor qui inspira les Impressionnistes…

Il était une fois la Seine

Réalisé par  Hervé ARDUIN – Laurent BEAUFILS – Laurent MAISONDIEU – Alain BARNAULT – Geoffrey QUELLIEN - Valérie MERIE – Laurent VELISCEK.

Un village aux confins du plateau de Langres. Dans la campagne dijonnaise, Saint-Germain-Source-Seine compte une cinquantaine d’habitants. La capitale est à 330 kilomètres et pourtant, ici, c’est aussi Paris ! A la sortie du village, un parc d’une dizaine d’hectares a été aménagé en 1864 par les architectes du Baron Hausmann en hommage au fleuve qui prend sa source : la Seine. Un lieu qu’affectionne particulièrement Antoine Hoareau, un enfant du pays devenu spécialiste de la Seine. "Entre le Ier et le IVème siècle, c’était un lieu de pèlerinage pour la Déesse Séquana. La Seine en a tiré son nom".

Tout au long de son parcours, la Seine alterne les visages. Grâce au renfort de l’Aube, de l’Yonne puis de la Marne, elle prend l’allure qu’on lui connaît après Paris : une autoroute fluviale empruntée par de très gros convois. Mais la Seine prend son temps : elle forme des boucles, comme si elle cherchait sans cesse le meilleur chemin pour rejoindre la mer. "Elle a une pente très très faible. Moins d’un centimètre au kilomètre. A titre de comparaison, un caniveau est trois fois plus pentu !" A la barre de son bateau, Dominique Polny, un ancien des Voies Navigables, nous parle de son rêve : "J’aimerais traverser la Seine à pied. C’était possible avant 1860, avant que les hommes n’installent des barrages et des écluses pour assurer une navigation 365 jours par an…"
La Seine a marqué l’histoire, forgé des destins, fondé des villes.

Paris en est le plus bel exemple. Survoler la capitale suffit pour s’en persuader. Mais Troyes, Rouen ou Le Havre lui doivent également richesse et prospérité. Au terme de 777 kilomètres d’un parcours contrasté, la Seine se jette enfin dans la Manche. Rive gauche : Honfleur. Un décor de carte postale avec ses rues moyenâgeuses et ses peintres, fidèles au lieu depuis le XIXème siècle. On en oublierait presque qu’au XIVème siècle, Charles V a fait fortifier la ville en même temps qu’Harfleur rive droite. Le but ? Créer, en pleine guerre de Cent Ans, un verrou pour empêcher les Anglais d’accéder au royaume de France.

La Seine a d’ailleurs toujours été un axe de pénétration dans le royaume. C’est elle qui permet aux Vikings de créer la Normandie en 911. Pour défendre le territoire, Richard Cœur de Lion réalise alors une forteresse qu’il pense imprenable : Château Gaillard. Philippe Auguste brise le verrou, toujours par la Seine, pour reprendre le duché et sa capitale : Rouen. A partir de cette époque, la Seine devient une porte ouverte sur les Amériques.  Verrazzano, financé par de riches rouennais, découvre la baie de New-York. Deux siècles plus tard, Robert Cavalier de la Salle, Rouennais d’origine, construit des forts le long du Mississipi pour assurer à Louis XIV une place au soleil au cœur du Nouveau Monde !

Les visages de la Seine

Réalisé par Jean-Christophe Chatton. Cameramen : Sam Caro, Jean-Marc Giovanangeli, Guy Sabin. Preneur de son : Didier Pêcheur , Production France 3.

Après de longues années noires, la Seine retrouve des couleurs ! Le transport fluvial reprend de plus belle, le trafic est en constante augmentation : + 9 % en 10 ans. Cette embellie est évidemment la bienvenue pour les compagnies maritimes, les ports, les mariniers et tous ceux qui vivent sur et par le fleuve.  Catherine Cornu est pilote. Elle prend la barre des cargos qui remontent la Seine jusqu’à Rouen ou qui repartent vers le large. Son quotidien : aborder les navires, les mener à travers les méandres et les faire accoster en toute sécurité. Un métier qui demande une connaissance absolue du fleuve et de ses courants… Un métier d’homme au sein duquel elle est la seule femme ! Jean-Michel Pelaz, lui, est marinier. Il vit sur son bateau, le Necton, avec sa femme Cécile et leur fils Dimitri, 15 ans, qui prépare un CAP de navigation fluviale. Cela fait un quart de siècle que Jean-Michel vogue sur les grands fleuves européens… Mais celui qu’il préfère, c’est la Seine, sur laquelle il a débuté et qu’il connaît le mieux. Les années ont passé, mais l’essence du métier de marinier n’a pas vraiment changé. Certes, les bateaux ne sont plus tirés par des chevaux sur des chemins de halage, mais pour les quatre mille hommes et femmes du fleuve, le plaisir de naviguer reste intact ! Certains parfois jettent quand même l’ancre... Walter Cnudde a travaillé sur une dizaine de bateaux différents et passé des milliers d’heures à la barre. Mais un beau jour, il décide de construire un chantier naval flottant qu’il déplace au gré des demandes. Il peut ainsi mettre à sec une péniche sans même la déplacer ou renflouer un bateau qui a sombré. Direction enfin la Cave Vagabonde, une petite péniche qui assure pour tous les gens du fleuve des livraisons de vins à « domicile » ! Depuis quelques mois, Elio Achache est donc chauffeur-livreur-caviste : cet ancien graphiste un peu bohème file désormais sur le fleuve pour dénicher de nouveaux clients et faire goûter ses crus… de la Seine !

Loisirs en Seine

Réalisé par Hélène Frandon, Jean-Christophe Chatton. Production France 3.

Lieu de plaisirs, de loisirs et de villégiature, pour Jérome Crépatte, la Seine, c’est tout ça à la fois ! Il est né et a grandi près de Vernon avec le fleuve comme décor... Aujourd’hui, à 45 ans, il en est toujours amoureux : il vit les pieds dans l’eau, dans une petite maison près de Giverny, avec son bateau amarré sur son quai privé. Il l’utilise pour aller faire les courses ou pour aller travailler. Car Jérôme possède plusieurs restaurants et hôtels avec vue sur Seine.  Aujourd’hui, de plus en plus de Français souhaitent vivre au plus près de la nature. Du coup, la Seine, c’est un peu comme la mer : les maisons et les terrains les pieds dans l’eau sont très convoités. Le mètre-carré s’arrache à prix d’or. Mais pour profiter des flots à moindre coût, certains ont trouvé l’astuce.  Franck Boclet est styliste. Ses ateliers sont installés avenue Montaigne, à Paris. Mais son adresse personnelle est plus champêtre : une péniche amarrée près d’un ancien chemin de halage, à Meudon. 250 m2 décorés dans un style contemporain. Le créateur n’était pas amateur de sports nautiques mais quitte à vivre sur l’eau autant en profiter pleinement : régulièrement, le soir en rentrant du travail, il s’offre une séance de « wakeboard » devant chez lui !
Caroline Jean, elle, est étudiante : avec son école de commerce, elle pratique l’aviron. En compagnie de ses camarades de promotion, elle s’entraine plusieurs fois par semaine, sans compter les compétitions le week-end. Il y a quelques mois, la plupart étaient débutantes. Elles sont aujourd’hui vice-championnes de France ! Sur l’ile de Chatou, l’association Sequana restaure d’anciens bateaux d’eau douce : des barques, des canots, des yoles qui pourrissaient au fond des garages. Ils retrouvent vie grâce au minutieux travail des 200 membres de l’association. Leur chef-d’œuvre : une réplique du « Roastbeef », un petit voilier dessiné par le maître impressionniste Gustave Caillebotte.  Avec ces bateaux, tous protègent un patrimoine mais également un art de vivre : celui du canotage, né au XIXème siècle, alors que les Parisiens allaient prendre l’air en pleine révolution industrielle. A l’époque, la Seine était un lieu de détente où l’on passait les dimanches dans les guinguettes et à se promener au bord de l’eau. Un temps délaissés, ces établissements reviennent à la mode…  En fait, c’est toute la Seine qui reprend vie, et notamment du côté de Paris. Les quais du fleuve sont de nouveau accessibles aux passants, aux flâneurs, aux curieux. Et les lieux de fête y sont désormais nombreux. Au Monte Cosy, on danse la salsa. Au Petit Bain, on dîne et on cause : récemment inauguré, il est le dernier-né des lieux de fête sur la Seine parisienne !

Communiqué de presse France 3 - 14 septembre 2011 - www.sondageonstv.com

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